Après une jeunesse tapie dans l’ombre de quelques compagnons de la chanson (Don Nino, Davide Balula,Domotic), Stéphane Garry prit un beau jour de 2004 son monde par surprise en sortant Pokett de son chapeau. Incroyable mais vrai, le premier projet solo de ce multi-instrumentiste discret apparaissait immédiatement formé et personnel, éminemment mature et supérieur. A l’écoute, ses chansons écloses dans la spontanéité (en solitaire pour l’introspection ou en groupe avec Scalde, King Q4, Julien Quint et David Lopez pour l’énergie irremplaçable du jeu live et direct) apparaissent pourtant avec évidence comme l’horizon vers lequel Pokett tendait depuis le premier jour : un eden pop rock exigeant, repu de traditions des années 60 (de Pink Floyd à John Fahey) à nos jours (toujours Jim O’Rourke, Wilco), d’humour, de petits bonheurs formels et d’enviesd’en découdre malgré tout avec la modernité. |